Présentation du genre

Prêt pour un retour vers le futur ? Voyages vers les étoiles dans d’improbables fusées en fer blanc, exploration de planète aux somptueux décors de carton-pâte, créatures d’outre-espace déclenchant parfois davantage les rires que la panique… Embarquez à bord de la soucoupe à remonter le temps du commandant Zontar pour l’âge d’or des films de science-fiction : les glorieuses années 50.

Cocorico, l’ancêtre des films de science-fiction est français. Le cinéma n’a pas encore dix ans lorsque Georges Méliès tourne, le génial « cinémagien », tourne en 1902 « Le voyage dans la Lune », premier long-métrage de science-fiction (15 mn, une prouesse pour l’époque). Inspiré des écrits de Jules Verne et de H.G. Wells, le scénario fera école : expédition scientifique vers un astre lointain, découverte des merveilles du cosmos, confrontation avec des créatures hostiles, victoire finale de l’homme sur les périls de l’univers… La substantique moële de ce que l’on appelerait, bien des années plus tard, space opera et planetary romance.

Dès 1910, Thomas Edison (oui, celui de l’ampoule) met à l’honneur, dans la première version de « Frankenstein », un autre thème fétiche de la SF : les périls de la science. Quand aux Martiens, les Britanniques les font débarquer dès 1913 sur les écrans avec « A message from Mars ». Un petit saut quantique dans l’espace-temps et voilà les années 20 et la ville de l’avenir : « Metropolis » de Fritz Lang (1927), son architecture futuriste à laquelle fera écho le « ‘Blade Runner » de Ridley Scott, et son robot féminin qui inspirera le design de C-3PO dans « Star Wars »… Dans les années 30 et 40, les sérials de Flash Gordon et de Buck Rogers font rêver aux merveilles des temps futur. Bref, la SF a toujours été présente à l’écran. En revanche, elle restait très largement minoritaire par rapport à l’ensemble de la production cinématographique.

Golden Age

Viennent les années 50 et aux Etats-Unis, le genre va soudain décoller et connaître son âge d’or. Pourquoi ce Big Bang ? Question de culture : depuis les années 30, le public américain est imprégné de science-fiction via les pulps magazines, les serials et les comic books (Superman n’est-il pas un extraterrestre venu de la défunte planète Krypton ?). Mais surtout, question de contexte social et politique. Grands vainqueurs de la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis surfent sur une vague de prospérité. L’innovation technologique fait des bonds, le progrès va changer la vie ! Les étoiles semblent à portée de main, l’espace est la nouvelle frontière. D’ailleurs, sommes-nous seuls dans l’univers ? Depuis l’observation de Kenneth Arnold, on parle beaucoup de « soucoupes volantes ». Mais si c’était un coup des Soviets ? Démarrée en 1947, la Guerre Froide fait rage, le maccarthysme se déchaîne et en filigrane de la peur rouge, c’est la menace atomique qui se profile : les Soviets aussi possèdent la bombe, cette bombe symbolisant toute l’ambivalence d’une Science capable d’améliorer le quotidien comme d’annihiler la planète.

Ce cocktail de foi et de méfiance envers le progrès, d’optimisme et de paranoïa, va constituer le terreau où s’épanouiront les thèmes majeurs de l’âge d’or de la SF : voyages périlleux aux confins de l’univers, invasions de petits hommes verts tendance rouge soviet à visées totalitaristes mutations humaines et animales, savants plus ou moins cintrés dépassés par leurs propres créations… La matière première à des centaines de films plus ou moins réussis, plus ou moins fauchés (beacoup de séries B et davantage de séries Z), principalement produits aux Etats-Unis, même si la mode SF s’est exporté avec (un succès moindre) dans d’autres pays. Comment faire le tri dans cette production pléthorique ? La Vidéothèque du Bis vous propose une petite sélection totalement subjective.

« Space, the final frontier… »

« Destination Moon » de Georges Pal (1950) est généralement considéré comme le signal de départ de la course aux étoiles. Comme Méliès en 1902 et près de vingt ans avant que Neil Armstrong n’accomplisse « un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité », le films met en scène une expédition réussie sur la Lune. Le traitement est réaliste, le ton, optimiste (l’Oncle Sam bat les méchants soviets dans la conquête spatiale) et le budget, conséquent (« Destination Moon » est souvent considéré comme le « Star Wars » de son temps). La même année, « Rocketship XM » utilise l’ailleurs cosmique comme mise en garde pour l’avenir. Aterrissant par erreur sur Mars, un équipage découvre que la civilisation de la planète rouge a été détruite par un holocauste nucléaire. Message (lourdement appuyé) : puisse l’humanité ne jamais faire la même erreur !

Tout au long de la décennie, les hommes vont ainsi partir à la conquête des étoiles pour rencontrer de séduisantes vénusiennes (« Queen from outer space »), échapper aux griffes de méchants Martiens qui veulent voler leur fusée (« Flight to Mars ») ou rapporter de leur voyage, comme dans « It ! The terror from beyond space », un gros monstre qui décimera impitoyablement chaque membre de l’équipage lors du voyage de retour (qui a dit « Alien » ?). Mais dans la catégorie « Exploration spatiale », le grand vainqueur reste incontestablement « Planète interdite » (1956), le film emblématique de la sci-fi 50s : dépaysement intersidéral (la lointaine Altaïr), robot inoxydable (Robby !), civilisation disparue (la titanesque cité des Krells), savant fou lançant, à son insu, les monstres nés de son inconscient à l’assaut des forces américaines de l’espace, effets spéciaux d’avant-garde (pour l’époque), morale édificatrice (attention, le génie contient les germes de sa propre destruction)… Avec en prime, la première BO exclusivement électronique et Leslie Nielsen, futur star de la trilogie comique « The naked gun », dans le rôle du capitaine über testosterroné de l’équipage. Et ne cherchez pas plus loin si vous voulez savoir où Gene Roddenberry est allé cherché l’inspiration pour « Star Trek »…

Chérie, j’ai rétréci (pas les gosses, juste moi)

Quand la Science déconne, les problèmes de taille surgissent : taille XXS pour le protagoniste de « L’homme qui rétrécit » (brume radioactive + pulvérisation d’insecticide = danger), classique parmi les classiques signé Jack Arnold, conjuguant grand spectacle (l’affrontement du héros contre une araignée – spoiler : le héros triomphe) et réflexion métaphysique (qu’est-ce qu’un homme ? Quelle est sa place dans le cosmos ?). Taille XXL pour « Tarentula » (également signé Jack Arnold) l’arachnide échappée d’un laboratoire de recherche, ou les fourmis géantes de l’épatant « Des monstres attaquent la ville », victimes d’essais nucléaires menés par l’armée dans le désert neuf ans plus tôt. Moralité : ne laisser jamais vos insectes jouer avec la radioactivité.

Dans « L’attaque des crabes géants » (1957) du King of the Bs Roger Corman, une équipe de scientifique isolée sur une île déserte doit affronter des crabes (géants, suite à une mutation d’origine atomique, mais vous vous en doutiez, hein ?), capable de communiquer télépathiquement avec l’homme, les facécieuses bestioles ayant ingéré des cerveaux humains. Doté d’un budget plus riquiqi qu’un string de porno star, le film est représentatif des bisseries de l’époque débitées à la chaîne pour alimenter les double programmes des drive-in : de bonnes idées, mais peu de moyens pour les réaliser. Les cruels crustacés auraient tout à fait leur place sur un char de carnaval lors d’une fête des fruits de mer à Concarneau. Si vous avez encore besoin d’une bonne raison pour voir ce film, sachez que Johnny Ramone, tronçonneur de guitare du légendaire groupe punk new-yorkais, affichait ce film dans son top 10 cinéma. Tout est dit, non ?

Rayon « métamorphose », même Kafka n’aurait pas imaginé la mésaventure du scientifique de « The fly » (« La mouche noire »), perdant progressivement son humanité à mesure que l’esprit du dyptère (duquel il a hérité la tête et une patte) s’empare de son esprit. Là encore, les FX d’un autre temps peuvent prêter à sourire mais l’histoire, conçue à la manière d’une enquête policière, tient en haleine jusqu’au bout. Et la scène finale, montrant le héros à tête humaine et corps de mouche englué dans la toile d’une araignée menaçante, demeure toujours aussi dérangeante.

Derrière la menace atomique, c’est le spectre de l’anihilation totale qui se profile. Le post-apo qui devait triompher dans les années 80 (avec sa cohorte de sous-produits d’origine italienne qui font les délices de l’amateur de bis) fait ses premiers pas dans les années 50. « Captive woman », réalisé en 1952, voit s’affronter trois tribus de survivants dans le New-York d’après la bombe. Notable par son caractère précurseur, le film a cependant énromément vieilli… Plus recommandable, « La dernière femme sur terre », de l’inusable Roger Corman met un petit groupe de survivants aux prises avec un horrible mutant réalisé avec trois francs, six sous par Paul Blaisdell, le grand spécialiste de l’effet fauché. Corman récidivera quelques années dans le post nuke avec « The last woman on Earth ». Terminés, les mutant maléfique : ici, c’est l’homme confronté au désir qui dévoile sa facette monstrueuse.

La grande invasion

Les rencontres avec des entités plus ou moins humanoïdes venues de l’espace constituent le gros morceau de la SF des années 50. Pendant quelques années, la Terre va subir une invasion sans précédent de créatures tantôt amicales, tantôt menaçantes, résumant la relation ambivalente de l’homme avec celui qui vient d’ailleurs. Deux films sortis en 1951 illustrent parfaitement cette dualité. Dans « La chose d’un autre monde », un alien humanoïde ayant crashé sa soucoupe en Alaska donne du fil à retordre à une base scientifique américaine. Le film se conclut sur une mise en garde : « Watch the skies !« . Nous ne sommes pas seuls, ils reviendront peut être et nous ne sommes pas sûr que ça se passera bien (heureusement que l’on pourra toujours compter sur la bienveillante US Army pour botter les culs de des métèques de l’espace !).

Face à cette vision de l’autre vécu comme une menace potentielle, « Le jour où la Terre s’arrêta » (signé Robert Wise, notamment réalisateur de l’excellent « La maison du diable ») se fait l’apôtre d’un évangile cosmique : Klaatu, l’extraterrestre humanoïde, vient prêcher la paix intergalactique et mettre l’humanité en garde par rapport à la prolifération des armes atomiques : si l’homme finit par représenter un danger pour l’harmonie cosmique, il sera purement et simplement éradiqué. On croirait Dieu le père brandissant la menace d’un nouveau Déluge pour punir l’homme de ses péchés. Sam Raimi, le papa de « Evil Dead », se souviendra de ce film : dans « l’Armée des ténèbres », le héros Ash (grandiose Bruce Campbell) doit prononcer une formule magique pour récupérer le Necronomicon : « Klaatu Barada Nikto »… Soit la phrase utilisée par Klaatu pour s’adresser à son robot Gort dans « Le jour où la Terre s’arrêta ».

Dans la catégorie « méchant alien », impossible de faire l’impasse sur « La guerre des mondes », adaptation de l’oeuvre d’H.G. Wells. Produit par Georges Pal (oui, celui de « Destination Moon »), ce film reste le grand classique du film d’invasion des années 50 et ses vaisseaux aliens planant comme des oiseaux de proie sur le troupeau humain font toujours leur petit effet. Bénéficiant des effets spéciaux du maître de l’animation image par image, Ray Harrihausen, le formidable « Earth vs the flying saucers », condensé de sci-fi 50s délicieusement kitsch, a notamment marqué un certain Tim Burton qui lui rendra un hommage appuyé dans « Mars attacks ». Les méchants petits hommes verts sont également à l’honneur dans le surprenant « Invaders from Mars », petit film fauché mais définitivement culte, qui sublime son handicap budgétaire par une atmosphère onirique définitivement à part. Pas mieux loti question budget et définitivement moins inventif, « Invasion of the saucer men » mérite quand même le coup d’oeil pour ses extraterrestres nains à très grosse tête conçus par (encore lui) Paul Blaisdell. Un aspect inédit pour l’époque, qui allait s’imposer durablement comme l’image d’Epinal de l’extraterrestre.

La carotte vient de l’espace

Parfois, l’alien est seul sur terre pour préparer l’arrivée de ses petits copains, façon espion des soviets fomentant la grande invasion rouge. Ce thème de l’ennemi intérieur, symptomatique de la paranoïa américaine de l’époque, est notamment exploité dans le sympathique « L’homme de la planète X » (avec son alien lui aussi atteint d’hypertrophie cranienne) et le désopilant « It conquered the world », réalisé par Roger Corman (oui, toujours le même). Comme souvent chez Corman, la bonne idée (un savant humaniste est manipulé par un communiste… pardon, par un alien à visée totalitariste), est sabrée par un buget famélique : le rusé extraterrestre (conçu par Paul Blaisdell, encore et toujours) ressemble à s’y méprendre à une carotte. Difficile, pour le spectateur, d’être effrayé par un légume…

Plus pernicieux, les E.T. du formidable « L’invasion des profanateurs de sépulture » dupliquent l’apparence des humains pour prendre discrètement leur place. Malgré un semblant de happy end imposée par les pontes du studio, le film dégage toujours une sensation palpable d’angoisse désespérée. La scène où héros qui tente de convaincre des automobilistes qu’une invasion extraterrestre est en cours (« They’re already there ! You’re next ! You’re next !« ) résume à elle seule l’esprit de la série « Les envahisseurs », tournée près de dix ans plus tard, dans laquelle David Vincent tente de « convaincre un monde incrédule que le cauchemar ne fait que commencer« .

Ils volent nos corps… et nos femmes !

La peur d’un contrôle des corps et des esprits par les soviéti… par les aliens est également le thème central de « I married a monster from outer space », une agréable série B qui vaut beaucoup mieux que son titre. Ici, des aliens confronté à un gros problème de natalité dupliquent l’apparence des terriens pour ensemencer leurs épouses et repeupler leur planète. Une vraie réussite dans l’esprit « thriller sci-fi ». D’autres films exploiteront le juteux filon de « l’ennemi qui vous ressemble » :

« Not of this Earth » (très bon Roger Corman), « The brain eaters » (avec Leonard Nimoy !), « The brain from planet Arous ». « Zontar, the thing from Venus » (et ses chauve-souris parasite dévoreuses d’esprit) ou « Invisible invaders » (ils ont le pouvoir de s’incarner dans des morts !). Autant de petites séries B et bis qui, sans atteindre les hauteurs des « L’invasion des profanateurs… » se visionnent avec un plaisir parfois coupable.

Lorsqu’on n’a pas les moyens de faire du bis, on donne dans le Z. Dans ce domaine, difficile d’égaler Ed Wood et le légendaire « Plan 9 from outer space ». Difficile… mais pas impossible. Au moins, l’ovni d’Ed Wood se regarde avec un sourire amusé (je suspends un enjoliveur de pneu à un fil et hop ! Une soucoupe volante !) et bénéficie d’un casting qui parle à tout amateur de bis (Bela Lugosi -pour sa dernière apparition à l’écran, Vampira, Tor Johnson). En revanche, avec l’invasion sélénite de « Robot Monster », on touche le fond, le trou noir absolu, le vide intersidéral total : scénario louchant sans vergogne sur celui de « Invaders from Mars », robot extraterrestre (Ro-Man !) joué par un acteur vêtu d’un costume de gorille et coiffé d’un casque de scaphandrier, machine à bulle en guise de technologie de communication avec la Grande Intelligence planifiant l’invasion… A noter que le film était projeté en 3D. Sans doute pour ajouter au supplice du spectateur.

« Y en a des biens »

Face à cette invasion d’extraterrestres sanguinaires, les gentils E.T. ne sont pas légion. Raison de plus pour ne pas passer à côté de l’excellent « It came from outer space » (« Le météore de la nuit »), dans lequel un scientifique aide des aliens tombés en panne sur notre planète à rejoindre la leur. Le scénario exploite le thème du contrôle des corps dans une perspective différente : les extraterrestres dupliquent les humains, mais ils agissent ainsi pour se donner le temps de réparer leur vaisseau, pas pour nous envahir. Résolument pacifiques, ils dissimulent leur apparence réelle car nous ne sommes pas encore prêts à accepter la différence : « It came from outer space » est en effet le premier film de SF à présenter des extraterrestres n’ayant plus rien d’humanoïde.

Humanoïdes, les aliens de « This island Earth » le sont assurément, malgré leurs fronts disproportionnés qui les apparentent à des cousins interplanétaires des frères Bogdanoff. A la différence des ambassadeurs venus d’ailleurs qui nous en mettent plein les yeux avec leur civilisation largement plus avancée que la nôtre, les E.T. des « Survivants de l’infini » (le titre français) ont besoin de nos compétences pour sauver leur planète Metaluna des griffes des cruels Zagons. Mais il y a un piège : le leader de Metaluna, ce fourbe, veut relocaliser sa civilisation sur terre. Heureusement, un Metalunien au sens moral plus développé fera échouer ce plan et sauvera la Terre. Comme dirait Didier Super, les extraterrestres, c’est comme les belles-mères, « y en a des biens« .

Une influence durable

Le début des années 60 marque un déclin dans la production de films SF. Les extraterrestres se font voler la vedette par les monstres. Ressuscités par la Hammer, Frankenstein et Dracula déclenchent une nouvelle vague gothique. L’espace ne fait plus autant rêver, peut-être parce que depuis le lancement de Spoutnik en 1957, la réalité a rattrapé la fiction. Assoupi pendant quelques années, le genre reprend du poil de l’alien au milieu des années 60. De « 2001 l’odyssée de l’espace » à « La planète des singes », une nouvelle vague SF va progressivement s’imposer, assurant la pérennité du genre.

A l’heure de « Gravity », « Interstellar », « Matrix », « Inception » et autres « Avatar », les films des années 50 peuvent faire sourire par leurs effets spéciaux d’un autre temps, leurs extraterrestres pitoresques et leur ignorance de certaines réalités scientifiques qui nous semblent aujourd’hui élémentaires. Pour l’amateur de vieilleries en noir et blanc, c’est justement cette naïveté, ce parfum suranné, qui leur confèrent une grande partie de leur charme. Mais en grattant la patine kitsch, on trouve souvent de vraies bonnes histoires et des thèmes toujours pertinents (dangers de la science sans conscience, exploration spatiale…).

Sans compter que les grands maîtres du ciné SF et fantastiques des années 70 et 80 ont été sévèrement influencés (voire traumatisés) par ces pellicules d’un autre temps, au point d’y aller parfois de leur remake : ainsi, John Carpenter revisitera « The thing » pour en faire l’un des sommets de sa filmographie. Big John exploitera également le thème des envahisseurs dissimulés parmis nous dans « Invasion Los Angeles », savoureuse tranche de SF prétexte à une condamnation de la société de consommation. David Cronenberg, en bon cinéaste de l’altérité, livrera une excellente version de « La mouche ». Tobe Hooper s’attaquera à « L’invasion vient de Mars ». Steven Spielberg déclarera une nouvelle « Guerre des mondes »…

Alors, jeune bissophile nourri aux effets de synthèse, entend ma voix : ne passe pas à côté des merveilles de l’avenir tel qu’on l’imaginait hier. Et peut-être en viendras-tu à penser, comme moi, que le futur, c’était vraiment mieux avant.

Zontar, la chose de Vénus

Tous les films du genre

1950 The Flying Saucer de Mikel Conrad
1950 Destination… Lune ! de Irving Pichel
1950 Two lost worlds de Norman Dawn
1950 Vingt-quatre heures chez les martiens de Kurt Neumann
1951 Le choc des mondes de Rudolph Maté
1951 La chose d’un autre monde de Howard Hawks et Christian Nyby
1951 L’homme de la planète X de Edgar G. Ulmer
1951 Le jour où la terre s’arrêta de Robert Wise
1953 Les envahisseurs de la planète rouge de William Cameron Menzies
1953 The lost planet de Spencer Gordon Bennet
1953 Robot Monster de Phil Tucker
1953 La guerre des mondes de Byron Haskin
1953 Cat-Women on the moon de Arthur Hilton
1953 Le météore de la nuit de Jack Arnold
1954 Riders of the stars de Richard Carlson
1954 Les tueurs de l’espace de W. Lee Wilder
1954 Tobor le grand de Lee Sholem
1954 Les monstres attaquent la ville de Gordon Douglas
1955 Les survivants de l’infini de Joseph M. Newman et Jack Arnold
1955 Le monstre vient de la mer de Robert Gordon
1955 Le monstre de Val Guest
1956 L’invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel
1956 Planète interdite de Fred M. Wilcox
1956 Les soucoupes volantes attaquent de Fred F. Sears
1956 X the unknown de Joseph Losey et Leslie Norman
1957 A des millions de kilomètres de la terre de Nathan Juran
1957 L’homme qui rétrécit de Jack Arnold
1957 L’histoire de l’humanité de Irwin Allen
1957 La marque de Val Guest
1957 Le fantastique homme colosse de Bert I. Gordon
1958 Queen of outer space de Bernds Edward Ludwig
1958 Le danger vient de l’espace de Paolo Heusch
1958 L’attaque de la femme de 50 pieds de Nathan Juran
1958 La mouche noire de Kurt Neumann
1958 Danger planétaire de Irvin S. Yeaworth Jr.
1958 De la terre à la lune de Byron Haskin
1959 Le pionnier de l’espace de Robert Day
1959 Le monde, la chair et le diable de Ranald MacDougall
1959 L’invasion martienne de Tom Graeff
1959 Plan 9 from outer space de Ed Wood
1959 Bataille dans l’espace de Ishiro Honda
1960 L’étoile du silence de Kurt Maetzig
1960 Voyage au centre de la terre de Henry Levin
1960 La machine à explorer le temps de George Pal
1960 Space Men (Assignment from outer space) de Antonio Margheriti
1961 La planète des hommes perdus de Antonio Margheriti
1961 Le jour où la terre prit feu de Val Guest
1962 La planète des tempêtes de Pavel Klushantsev
1963 L’horrible cas du Docteur X de Roger Corman
1964 Les premiers hommes dans la lune de Nathan Juran
1965 La planète des vampires de Mario Bava
1966 Destination Planète Hydra de Pietro Francisci
1966 Le voyage fantastique de Richard Fleischer
1966 La planète errante de Antonio Margheriti
1967 Mars needs women de Larry Buchanan
1968 Barbarella de Roger Vadim
1968 Mission Mars de Nicholas Webster

Vidéos

Les films du genre disponibles